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Johnny Clegg - ONE LIFE

Le grand retour du "Zoulou Blanc"
Ses tubes Scatterlings of Africa et Asimbonanga, hymne écrit pour Nelson Mandela, l’ont élevé au rang mondial. Dans la vie et dans ses textes, Johnny Clegg a toujours milité pour la justice et aspiré au mélange des musiques et des cultures. Aujourd’hui il marque son retour avec un nouvel album "ONE LIFE".
«J’ai mis à peu près quatorze mois à écrire «One Life». C’est un recueil de moments d’une vie. J’y ai revisité mes premières sources, les influences musicales du jeune garçon qui a grandi à Johannesburg dans les années 60-70. La guitare traditionnelle zoulou, mais aussi le chant des chœurs d’hommes dans les danses guerrières ISISHAMENI et UMZANSI m’avaient profondément marqué, et ces influences se retrouvent dans pas mal de morceaux de l’album. J’ai également utilisé le concertina et l’arc en bouche zoulous. Puis je suis allé vers d’autres paysages rythmiques en posant la musique sur des cadences latines, africaines, rock ou hip hop. «One life» est aussi une réflexion sur ce qu’on fait de la vie qui nous est donnée, et dans ce parcours se trouve le lien entre toutes ces chansons...»
- Johnny Clegg - Juin 2006
ONE LIFE : entre engagement et introspection «One Life» est un album de réflexions et de souvenirs dans lequel il nous relate sa première visite en territoire zoulou sur le titre Makhabeleni, il fait honneur à la Femme, «Le titre «Daughter of Eden» est un hommage au principe féminin qui a le pouvoir de rendre la vie plus riche.»
Il dénonce l’utilisation des enfants soldats, il pose un regard sur son pays et ses voisins (Zimbabwe...), il nous souffle qu’un événement malheureux peut réveiller le potentiel qui est en nous pour avancer et faire de nous quelqu’un de nouveau.
«Dans beaucoup de mes chansons, J’ai souvent utilisé des expressions idiomatiques zouloues. Les Zoulous ont un regard sur le monde très différent de celui des occidentaux. Une de ces expressions dit : « Utshani obulele buvuswa wumlilo » cela signifie que l’herbe sèche et morte peut à nouveau verdir bien qu’on l’ait brûlée...C’est une petite histoire à propos de quelqu’un de ma région, un travailleur venu du Zululand, qui se redécouvre grâce à une trahison. Il dit qu’il a pris conscience des choses, et qu’il peut désormais faire face...»
A l’image de ce personnage multiculturel, «One Life» est chanté dans 4 langues : l’anglais, le zoulou, l’afrikaan, et le français.
«Pour les gens qui ont combattu l’apartheid, l’afrikaans a toujours été associé à la langue de l’oppresseur. Dans cette nouvelle Afrique du Sud, j’ai ressenti le besoin de chanter en afrikaans, parce que nous sommes aujourd’hui en période réconciliation et de reconstruction du pays. »
Avec « One Life » Johnny Clegg reste fidèle à lui-même et à sa philosophie de l’Homme Sans être porte-drapeau, il combat les injustices Sans mièvrerie, il raconte l’amour salvateur Et s’il avait une devise, ce pourrait être : « Il faut être vigilant» ; ce qu’il exprime dans la chanson qu’il chante en français Faut pas baisser les bras
«Faut pas baisser les bras Chez toi comme chez moi On va rester debout On va tenir le coup On ne se taira pas»
Cette chanson dit précisément « chez toi comme chez moi » j’ai le même désir de justice et j’ai la même peur de voir les droits pour lesquels je me suis battu peu à peu rognés par de subtiles manipulations.»
Et dans la continuité de sa diversité, il marie sur ce nouvel album, des tonalités latino, hip-hop et rock aux sons traditionnels zoulous.
«Je peux mélanger toutes les traditions et ainsi ma palette de couleurs est très large, je peux y introduire n’importe quel style, du Zimbabwe par exemple, « Faut pas baisser les bras » est essentiellement influencé par la musique du Zimbabwe»
Son album est aussi son regard sur 30 ans de tournées et d’éloignement de ceux qu’il aime...
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